À comp­ter du jeu­di 8 février (soit, dans une semaine), nous acti­ve­rons le sup­port d’IPv6 auto­ma­ti­que­ment pour vos sous-domaines. Petit tour des chan­ge­ments à anti­ci­per pour en pro­fi­ter plei­ne­ment (spoi­ler : vous n’avez nor­ma­le­ment rien à faire, on se charge de tout).

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IPv6, kézako ?

On ne va pas vous refaire un énième billet sur ce qu’est IPv6, et pour­quoi c’est un bien néces­saire, d’autres s’en sont char­gés avant nous. On vous rap­pe­le­ra juste que, face à la pénu­rie d’adresses IPv4, il était indis­pen­sable de pas­ser sur un sys­tème plus robuste. Mais le déploie­ment d’IPv6 a pris du retard, et reste encore par­fois boi­teux à cer­tains endroits du réseau.

Actuellement, le taux d’utilisation d’IPv6 sur les prin­ci­paux réseaux en France est encore limi­té (de 35% chez Free, à moins de 1% chez Bouygues et SFR). Le sup­port glo­bal n’est pas for­cé­ment meilleur, avec un taux de 27% des sites acces­sibles en IPv6. Les rap­ports récem­ment publiés en décembre montrent qu’il y a encore du tra­vail.

Chez always­da­ta, nous avons appor­té le sup­port d’IPv6 depuis 2008 déjà, ce qui, à l’époque, était une excep­tion tech­nique. Mais du fait de notre infra­struc­ture à ce moment là, notam­ment parce que nous nous appuyions sur l’architecture d’un pres­ta­taire, la qua­li­té de ser­vice liée a IPv6 était impar­faite. Depuis la fin de la migra­tion nous sommes enfin à même de vous pro­po­ser un sup­port de qua­li­té pour IPv6 par défaut, en étant garants de nos infra­struc­tures.

Qu’est-ce que ça change ?

Concrètement : rien. Tous nos ser­vices sup­portent déjà depuis long­temps IPv6, aus­si bien pour les mails (IMAP, SMTP), les accès dis­tants (SSH, FTP…), que pour les ser­vices Web (HTTP, bases de don­nées…). D’ailleurs, vous pou­viez déjà l’activer depuis l’interface d’administration (Domaines > Détails > Sous-domaines > Modifier > Activer l’IPv6) (oui, c’était peut-être un peu caché, mais c’est un réglage dépen­dant du sous-domaine) :

Activer l'IPv6 sur un sous-domaine, capture d'écran

Désormais, ce réglage va dis­pa­raître, et vos sites seront direc­te­ment acces­sibles via IPv6 sans aucune mani­pu­la­tion de votre part.

Techniquement, il s’agit pour nous de décla­rer sys­té­ma­ti­que­ment l’enregistrement DNS AAAA asso­cié à l’IP de vos sous-domaines. Rien de plus n’est néces­saire. Il est à noter que si vous héber­gez vos DNS ailleurs que chez always­da­ta, il vous fau­dra décla­rer vous-même dans votre ser­vice DNS l’enregistrement AAAA concer­né pour offrir ce sup­port.

La bas­cule vers l’IPv6 est auto­ma­tique : si vous dis­po­sez d’une IPv6 sur votre machine (ser­vie par votre FAI), son usage est prio­ri­taire sur IPv4, et vous contac­te­rez vos ser­vices et sites par cette adresse auto­ma­ti­que­ment.

Du coup, je ne fais rien, c’est ça ?

C’est ça.

La seule excep­tion concerne vos appli­ca­tions web. Si votre app garde la trace de vos visi­teurs en enre­gis­trant leur adresse IP (en base de don­née par exemple), il vous fau­dra veiller qu’elle est bien com­pa­tible avec IPv6 : la lon­gueur de chaîne de carac­tère pour repré­sen­ter une IPv4 et une IPv6 est dif­fé­rente, et vous pour­riez ne pas enre­gis­ter ces infor­ma­tions cor­rec­te­ment.

Hormis ce cas d’usage, rien n’est à pré­voir de votre côté, le pas­sage sera trans­pa­rent.

Ça apporte quoi, finalement ?

D’abord, ça per­met de contour­ner la pénu­rie d’IPv4, et là, c’est un pas­sage obli­ga­toire, nous sommes clai­re­ment à court depuis des années.

Ensuite, du fait d’une part de l’architecture dif­fé­rente des en-têtes de paquets entre IPv4 et IPv6, et d’autre part de la qua­li­té de connexion en IPv6 (faute d’adresses IPv4, il est cou­rant de pas­ser par du NAT, qui échoue beau­coup plus sou­vent), on trouve un léger gain de per­for­mance sur les appli­ca­tifs web.

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